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Imaginez une route étroite serpentant au-dessus d’un lac turquoise, là où les cyclistes expérimentés viennent chercher l’effort pur et les vues alpines secrètes. Le col du Pré, perché à 1703 m en Haute-Tarentaise, ne figure pas au palmarès du Tour de France, pourtant cette ascension cache deux visages radicalement opposés.
Depuis Beaufort, 12,2 km de lacets raides avec 964 m de dénivelé positif. Depuis le lac de Roselend, une montée douce de 3,2 km pour 168 m d’ascension.
Entre hameaux classés, barrage historique et alpages fleuris, ce col transforme une sortie vélo en épopée alpine authentique. Prêt à pédaler dans l’inconnu ?
Deux versants, deux mondes pour une même récompense
Le col du Pré culmine à 1703 m d’altitude et offre une dualité fascinante. Chaque versant raconte une histoire différente, mais la vue finale sur le lac réunit tous les efforts.
Depuis Beaufort, l’ascension s’étire sur 12,2 km avec 964 m de dénivelé positif. La pente moyenne atteint 7,9 %, grimpant jusqu’à 14 % dans les 15 lacets les plus raides.
Cette montée est classée hors catégorie quand on l’enchaîne avec le Cormet de Roselend, situé à 1964 m. Comptez 3h à 3h30 pour les grimpeurs intermédiaires, 1h30 pour les confirmés qui maintiennent 15 km/h.
Depuis le lac de Roselend, l’approche change complètement. Seulement 3,2 km pour 168 m de montée, avec une pente moyenne de 5,25 %.
Ce versant constitue une variante accessible après l’effort du Cormet, parfait pour boucler une journée alpine sans épuiser les jambes. 15 à 30 minutes suffisent à tous les niveaux.
Le terrain reste 100 % asphalté sur les deux versants, avec une route étroite mais bien entretenue en 2025. Le trafic automobile demeure faible, surtout hors juillet-août.
Kilomètre par kilomètre, l’ascension se mérite vraiment
Départ depuis Beaufort dans la fraîcheur des sous-bois
Votre montée commence à 738 m d’altitude au centre de Beaufort-sur-Doron. Les premiers 3,6 km traversent une forêt dense où l’air sent le foin frais coupé dans les alpages alentours.
La pente soutenue à 6-8 % réchauffe progressivement les cuisses sans brutalité. Le hameau de Praz apparaît après 4 km, offrant un premier replat pour souffler.
Puis la route s’élève sérieusement. De 4 à 7 km, vous enchaînez des pentes à 9-10 % dans un décor de chalets en bois typiques de Tarentaise.
Les lacets où chaque virage révèle le lac turquoise
À partir du km 7, les 15 lacets s’enchaînent avec des pourcentages oscillant entre 8 et 14 %. Chaque épingle à cheveux dévoile une vue plus vaste sur la vallée du Doron en contrebas.
C’est dans ces virages serrés que le col du Pré se distingue vraiment. La route semble dessinée pour les cyclistes solitaires qui cherchent l’authenticité alpine.
Le dernier kilomètre grimpe encore à 10,7 % avant un replat final. Soudain, le lac de Roselend apparaît, ses eaux d’un bleu irréel scintillant sous les sommets enneigés.
Ce moment précis efface instantanément la brûlure des cuisses. Le vent alpin siffle dans vos oreilles, mélangé aux bruits lointains des troupeaux sur les alpages.
Depuis le lac, une approche rapide mais constante
Si vous partez du barrage de Roselend à 1535 m, la montée démarre le long du lac turquoise. L’humidité post-orage flotte souvent dans l’air, avec des odeurs d’herbes alpines fraîches.
Les 2 premiers km grimpent à 7-11 % sur une route étroite bordée de vues spectaculaires. Le Mont Blanc se dessine à l’horizon certains jours dégagés.
Le sommet arrive vite, récompensant l’effort court par un panorama complet sur le barrage et les montagnes environnantes. C’est l’option idéale après une longue descente ou pour découvrir le col sans épuisement.
Un barrage historique et des paysages qui racontent la Tarentaise
Le barrage de Roselend, géant hydroélectrique français
Construit entre 1955 et 1962, le barrage de Roselend mesure 800 m de long et constitue le 4ème plus haut de France. Sa traversée spectaculaire de 775 m à vélo impressionne toujours.
Cette retenue d’eau produit l’équivalent de 500 millions de kWh annuels. Sur votre gauche en montant depuis Beaufort, le lac s’étend avec ses nuances turquoise qui changent selon la lumière.
Au bord de l’eau, la petite chapelle Sainte-Marie-Madeleine témoigne de l’histoire locale. Elle fut remontée pierre par pierre sur la rive avant la mise en eau en 1960, sauvant ce patrimoine des eaux montantes.
Hameaux classés et alpages verdoyants
Le hameau de Boudin, traversé en début d’ascension depuis Beaufort, rassemble des chalets en bois traditionnels classés. L’architecture locale se mêle aux odeurs de foin séché sous les toits.
Les alpages fleuris en été créent un spectacle changeant, comme un tableau vivant qui évolue avec les saisons. Les variations de lumière transforment constamment le paysage alpin.
Ces points d’intérêt justifient largement l’effort. La Route des Grandes Alpes traverse ce site magnifique, reliant cols mythiques et paysages d’exception.
Préparez votre sortie avec ces infos terrain essentielles
Accédez au col depuis l’A43, sortie Bourg-Saint-Maurice, puis D925 vers Beaufort. Comptez 20 minutes de voiture pour rejoindre le point de départ.
Des parkings gratuits sont disponibles au centre de Beaufort et au barrage de Roselend. Attention aux troupeaux qui traversent parfois la route en alpage.
Téléchargez le GPX précis sur Geovelo ou OpenRunner avant de partir. Le fichier de 12,2 km depuis Beaufort vous guide kilomètre par kilomètre.
La saison idéale s’étend de juin à septembre, hors période de neige. En 2025, les routes de Tarentaise restent sèches dès fin mai, selon Météo France.
Équipez-vous d’un gilet coupe-vent pour l’altitude, où les variations thermiques surprennent rapidement. Un braquet adapté type 34×32 facilite les passages à 14 %.
Hydratez-vous avec 0,5 L d’eau par heure, et prévoyez des barres énergétiques avant la montée. La gestion nutrition devient cruciale si vous enchaînez avec le Cormet de Roselend.
À Beaufort, ravitaillez-vous dans une fromagerie pour du Beaufort AOP affiné, entre 5 et 8 €. Au col, un berger propose parfois du pain et de la tomme pour un pique-nique simple.
Les services incluent un atelier vélo à Beaufort pour 20 à 50 € de réparation, et des points d’eau potable aux km 4 et 12. Respectez la nature : zéro déchet sur la route.
Pour prolonger l’aventure, enchaînez le col du Pré avec le Cormet de Roselend. Ce double col totalise 20,3 km depuis Beaufort et 1250 m de dénivelé cumulé, un défi digne du Galibier par son intensité.
Vos questions sur cette ascension alpine secrète répondues
Quel niveau faut-il pour grimper le col du Pré à vélo ?
Le versant depuis Beaufort exige un niveau expert avec ses 12,2 km à 7,9 % de moyenne. Si votre FTP dépasse 3 w/kg, comptez 3h pour boucler l’ascension avec pauses.
Depuis le lac de Roselend, le niveau intermédiaire suffit largement. Les 3,2 km à 5,25 % restent accessibles à la plupart des cyclistes habitués aux cols.
Comment organiser la logistique pour cette sortie vélo ?
Rejoignez le barrage en voiture via la D925, avec parking gratuit en basse saison. Un bus relie également Moûtiers à Beaufort pour ceux qui voyagent sans véhicule.
Téléchargez le fichier GPX gratuit sur les apps spécialisées. Prévoyez 4 à 5h aller-retour, avec une descente prudente sur l’asphalte parfois usé des lacets.
Quelle est la meilleure période pour pédaler au col du Pré ?
Juillet et août offrent les meilleures conditions, avec des températures agréables et des alpages fleuris. Évitez juin souvent pluvieux et septembre où le froid matinal revient vite.
Consultez Météo France Tarentaise avant de partir, car les vents peuvent atteindre 20 à 40 km/h au sommet. Les fermetures neige sont rares après mi-juin en 2025.
Le col du Pré vous attend pour une ascension qui marie effort physique et émerveillement visuel. Enfourchez votre vélo, sentez l’air alpin piquer vos poumons, et rentrez transformé par cette perle secrète au-dessus de Roselend.
Prochaine étape ? Enchaînez avec le Cormet ou explorez les Gorges du Verdon à vélo pour varier les paysages alpins. Puis visez le mythique Col d’Iseran pour une journée inoubliable en Tarentaise.
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