Cycliste sur VTT chargé de sacoches minimales roulant le long du Rhône sur la ViaRhôna, paysage fluvial verdoyant en arrière-plan

90 km en bikepacking, une nuit dehors : la fatigue que personne ne vous dit

Vous rêvez de votre premier week-end bikepacking, mais avez-vous idée de la fatigue qui vous attend vraiment après 50 km chargés ? J’ai testé. Une nuit dehors, 90 km au compteur, des jambes qui brûlent et un sourire collé au visage. Voici mon bilan sans filtre, au cœur de ce Mai à Vélo 2026 qui pousse des milliers de cyclistes à tenter l’aventure.

Mon itinéraire choisi pour un premier week-end accessible

Direction la ViaRhôna. 90 km en deux jours, départ Valence, arrivée Montélimar. Dénivelé ridicule : 250 m sur le week-end. Parfait pour un guide complet pour débutants en bikepacking. J’ai choisi ce parcours sur les conseils de Michaël, cyclotouriste qui affirme : « Pour débuter, je conseille la ViaRhôna : bien balisé et facile, cet itinéraire est très plaisant. » Le départ un samedi matin, 8h30. Météo mai parfaite : 18 °C, vent de dos. Mon VTT de tous les jours, 6,5 kg dans les sacoches — tente, duvet, une tenue vélo, une tenue soirée. C’est tout.

Premier jour : 45 km. J’arrive au camping municipal de Loriol vers 16h. Les jambes tiennent. Le soir, bivouac à 8 € la nuit. Zéro luxe, tout le confort.

Les points forts et les galères inattendues sur le terrain

Le plaisir, c’est la liberté. Tu roules, tu t’arrêtes où tu veux. Pique-nique au bord du Rhône, pause café dans un village. La ViaRhôna est jalonnée de panneaux — impossible de se perdre. Les hébergements labellisés Accueil Vélo sur la Loire à Vélo (plus de 800 sur cet itinéraire) rassurent : tu sais que tu trouveras toujours un toit.

Mais. Deuxième jour, 45 km aussi. Sauf que les jambes ne répondent plus pareil. À 30 km, je commence à traîner. Le vent a tourné. Face. Les sacoches pèsent soudain 20 kg dans la tête. J’arrive à Montélimar lessivé. Michaël avait raison sur un point : « Plus tu voyages léger, plus tu seras libre et efficace sur le vélo. » J’avais embarqué un pull de trop, un sac de couchage trop lourd. Erreur classique.

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La surprise ? L’euphorie post-arrivée. Malgré l’essoufflement, la douche, le repas, le sentiment d’avoir réussi — ça efface tout. Tu te sens vivant. C’est pour ça qu’on y retourne.

Conseils pratiques pour réussir votre propre escapade

Pas besoin d’un vélo neuf. Mon VTT quotidien a parfaitement fait le job. « J’ai fait la ViaRhôna avec mon VTT de tous les jours. C’est lourd mais c’est pratique car les pneus ne crèvent pas hors pistes bitumées », confirme Michaël. Vérifiez pneus, freins, chaîne avant de partir. C’est tout.

Saison idéale ? Mai 2026. Les températures sont douces (15-22 °C), les cols sont ouverts, et Mai à Vélo booste la motivation. Utilisez l’app Geovelo (gratuite) pour tracer vos premiers itinéraires vélo — elle comptabilise vos km dans le challenge national jusqu’au 31 mai.

Erreurs à éviter : charger trop lourd (max 7 kg), viser plus de 60 km/jour, négliger le plan B. La météo change vite. Ayez toujours une option train ou un hébergement de secours. Pour le camping, conseils pour le camping à vélo : « Le camping sans hésiter ! C’est très bon marché – parfois gratuit – dans certains campings municipaux. » Vrai. J’ai payé 8 € pour une nuit impeccable.

Pour les familles ou débutants absolus, privilégiez les voies vertes comme la Passa Païs en Languedoc. Zéro dénivelé, balisage parfait.

Combien ça coûte vraiment ?

Camping : 5-15 €/nuit (gratuit dans certains municipaux). Nourriture : 15-20 € si vous pique-niquez. Geovelo : gratuit. Total week-end : 40-60 € hors transport. Bikepacking vs cyclo-camping ? Le premier voyage ultra-léger (bivouac), le second accepte plus de confort (sacoches lourdes, gîtes). Pour un premier essai, le bikepacking light est plus grisant.

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Mon verdict après ce premier week-end

90 km, une nuit, des jambes qui ont morflé mais un cerveau qui redemande. Le bikepacking, c’est sale, c’est dur, c’est addictif. Vous allez sous-estimer la fatigue du deuxième jour. Vous allez surestimer votre capacité à rouler chargé. Mais vous allez kiffer. Et en mai 2026, avec des milliers de cyclistes sur les routes pour Mai à Vélo, l’énergie collective vous portera. Rendez-vous sur la ViaRhôna. Les jambes, elles, n’attendent personne.

Alex
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