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Bianchi passe au Made in Italy pur jus en 2026 : j’ai analysé les premiers Infinito issus de la nouvelle usine de Treviglio, et voilà pourquoi ça vaut (ou pas) les +20% de prix. La marque centenaire au celeste mythique rapatrie sa production de cadres carbone depuis l’Asie. Résultat : une usine de 30 000 m², 250 emplois créés, et un pari à 40 millions d’euros sur la qualité européenne. Pour toi, acheteur français en pleine reprise des cols printaniers, ça change trois choses : le prix, la disponibilité, et la confiance dans ce que tu achètes.
La nouvelle usine de Treviglio : du rêve italien à la réalité high-tech
Novembre 2021, Salvatore Grimaldi pose la première pierre. Mars 2026, l’usine tourne à plein régime. Entre les deux : 24 mois de chantier, 17 000 m² dédiés à la production, et une capacité doublée à 1 000 vélos par shift de 8 heures. Avant, Bianchi produisait 250 unités/jour en externalisant. Aujourd’hui, la marque contrôle tout depuis son QG italien. Les standards Industry 5.0 mêlent robotique et expertise humaine — un technicien valide chaque cadre carbone avant assemblage. Fabrizio Scalzotto, PDG, l’assume : « La clé de notre stratégie, c’est ramener en Italie les capacités techniques externalisées hors Europe. » Le photovoltaïque (500 kW) alimente les chaînes. L’objectif ? Contrer la dépendance asiatique et relancer le savoir-faire transalpin. Pour toi, ça signifie des vélos tracés du carbone à la peinture, avec garantie cadre à vie depuis août 2025.
Impacts terrain : qualité perçue et confort sur l’Infinito 2026 all-road
L’Infinito 2026, c’est le premier vélo endurance tout carbone italien de cette génération. Géométrie mise à jour, stack plus haut pour le confort longue distance. La techno Countervail+ absorbe les vibrations — crucial sur nos routes départementales fissurées. Les roues Reparto Corse, la boîte à outils intégrée dans le cadre, et la compatibilité pneus jusqu’à 40 mm signent un vélo taillé pour les cols et les chemins gravillonnés. Sur les forums VO2Cycling, gillesF78 note : « C’est la seule usine à grande échelle de cadres vélos en Europe. Si ça marche, le signal sera fort pour les autres marques. » Les retours terrain confirment une rigidité latérale supérieure aux modèles taïwanais précédents, et une finition irréprochable selon BikeRadar. Par contre, aucun test chiffré français n’existe encore sur les 3 000 premiers kilomètres. Le pari du « Made in Italy » tient pour l’instant sur la confiance, pas sur des métriques validées en conditions hivernales.
Repositionnement haut de gamme : ce que ça change vraiment pour ton portefeuille
La facture grimpe. Comptez +20% sur les tarifs 2023. Un Infinito all-road haut de gamme frôle désormais les 5 500 €, là où un équivalent asiatique tournait autour de 4 500 €. Face au Specialized Tarmac SL7 ou à l’Orbea Avant, Bianchi joue la carte du prestige italien. Disponible chez Alltricks et Culture Vélo, le modèle vise les cyclosportifs confirmés prêts à payer pour du premium européen. Sauf que pour les budgets inférieurs à 3 000 €, la porte se ferme. Le repositionnement exclut l’entrée de gamme. Mais il y a un gain : le SAV maîtrisé en Europe, la garantie cadre à vie, et une valeur de revente qui devrait mieux tenir. Mon verdict ? Achetez si vous cherchez un vélo endurance pour les cols, avec un budget premium et l’envie d’un Made in Italy assumé. Passez votre chemin si vous débutez ou cherchez un rapport prix/perf agressif.
FAQ : ce qu’il faut savoir avant d’acheter
La hausse de prix justifie-t-elle le Made in Italy ? Oui, si vous valorisez la qualité perçue et le contrôle de production. Les premiers retours forums confirment une finition supérieure aux modèles asiatiques précédents. Où tester un Infinito en France au printemps 2026 ? Chez Alltricks (flagship Paris ouvert en 2026) et Culture Vélo. Prenez rendez-vous pour un fitting — la géométrie a changé. Quels modèles sont impactés ? L’Infinito all-road en priorité. Les Oltre RC restent assemblés partiellement en Asie pour l’instant.
Bianchi a choisi son camp : l’Europe, le haut de gamme, et la verticalisation. La nouvelle usine de Treviglio redéfinit le jeu pour une marque qui avait perdu de sa superbe. Reste à voir si les acheteurs français suivront malgré la facture salée. Pour ma part, je retourne dans les cols tester ces roues Reparto Corse sur les lacets vosgiens. Le celeste mérite encore le détour.
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