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Fin 2027, l’usine d’Almelo doit fermer, alors qu’elle assemble aujourd’hui les vélos Cannondale pour l’Europe. La question qui vous concerne est simple : est-ce que cette bascule peut se faire sans bloquer les livraisons ? Sans décaler les nouveaux modèles ?
Le groupe répond oui. Il promet de maintenir la continuité des livraisons aux distributeurs pendant la transition. Il promet aussi d’assurer la mise en production des nouveautés selon le calendrier prévu.
Sur le papier, c’est rassurant. Mais cette promesse repose sur un chantier industriel de 18 mois.
Fermer un site dédié à une seule marque, ce n’est jamais un simple déménagement
Le site néerlandais avait une particularité nette : il était exclusivement dédié à cette marque. Il était conçu pour produire une seule enseigne. Pour vous, cela change la lecture du dossier.
On ne parle pas d’une ligne parmi d’autres, mais d’un outil pensé pour un usage unique.
La fermeture doit se faire progressivement d’ici fin 2027. La production doit partir vers Emstek, en Allemagne, et Kėdainiai, en Lituanie. Un autre site du groupe pourrait aussi absorber une part du volume.
Sans précision arrêtée à ce stade.
Le pari du groupe tient dans sa stratégie multi-marques lancée en 2025
Cette décision n’arrive pas seule. Elle s’inscrit dans une stratégie industrielle multi-marques mise en place en 2025. L’idée est de faire tourner plusieurs usines de façon plus intégrée.
Le groupe veut sortir d’une logique où un site ne sert qu’une seule bannière. Pour vous, la promesse est claire : plus de souplesse si la demande bouge. Le revers existe aussi.
Quand on mutualise, la moindre transition mal réglée se voit vite dans les délais.
Alors, faut-il croire à l’absence de retard ?
Oui, mais avec mesure. Le groupe assure qu’il n’y aura pas d’impact sur les livraisons aux distributeurs ni sur le calendrier des nouveaux modèles. La transition étalée sur 18 mois donne un peu d’air pour déplacer les volumes.
Reste un point concret : l’usine assemble les vélos de la marque pour le marché européen. Vous n’êtes donc pas face à un ajustement discret. C’est une pièce centrale de la chaîne actuelle.
C’est pour cela que la promesse de continuité devra être tenue au millimètre.
120 salariés paient déjà le prix humain de cette réorganisation
Derrière les flux et les calendriers, environ 120 emplois sont concernés. L’accompagnement et le reclassement sont évoqués, mais les mesures précises n’ont pas été détaillées à ce stade.
Là, le dossier devient plus dur. Vous pouvez comprendre la logique industrielle sans trouver le message confortable. Une fermeture progressive reste une fermeture, même quand elle s’habille de mots de transition.
Depuis le rachat de Dorel, le site a changé de place dans la carte du groupe
L’usine a été reprise lors du rachat de Dorel, annoncé fin 2021 puis finalisé début 2022. Quelques années plus tard, elle se retrouve donc intégrée à une logique plus large. Dans cette logique, la spécialisation du site pèse moins que l’organisation d’ensemble.
Le changement de direction au sommet du groupe compte aussi dans le décor : Christian Dahlheim a pris la tête de Pon Holdings le 1er avril 2026. Il a remplacé Janus Smalbraak. Ce calendrier ne prouve rien à lui seul.
Il montre juste que cette fermeture s’inscrit dans une séquence de réorganisation plus vaste.
Si la promesse de continuité est tenue, vous ne verrez peut-être rien passer côté livraison. Si elle déraille, tout le marché le sentira vite. Une usine qui assemblait l’Europe entière ne disparaît pas dans le silence.
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