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Cyclisme : et si la sophrologie était l’arme secrète des champions (et des amateurs) ?

Longtemps considérée comme un truc un peu perché, la sophrologie s’est taillée une drôle de réputation dans le monde du sport. Mais les choses changent !

Aujourd’hui, on la retrouve dans les formations d’équipes pros comme Cofidis ou Arkéa et chez de plus en plus de cyclistes amateurs qui ont compris qu’elle pouvait devenir une véritable arme secrète.

Alors, la sophro, gadget ou super-pouvoir ? Accrochez vos casques, je vous explique pourquoi cette discipline mérite toute sa place dans votre routine d’entraînement vélo.

La sophro, késako ?

Pas besoin de vous asseoir en tailleur au sommet d’une montagne pour pratiquer (sauf si vous en avez envie, évidemment). La sophrologie est un cocktail doux mêlant relaxation, respiration, visualisation et pensées positives.

Le résultat ? Un outil qui aide à mieux se connaître et maîtriser son corps comme ses émotions. Vous en conviendrez, en tant que sportif, on ne va pas bouder sur ce genre de coup de pouce. 

Contrairement à la préparation mentale (qui englobe aussi la tactique, l’aspect physique, la gestion du matériel, etc.), la sophrologie se concentre sur le bien-être global et le mental du sportif.

Son but ?

Faire émerger le meilleur de vous-même, cette petite étincelle qui enclenche les bons automatismes et vous propulse vers la performance sans avoir l’impression de forcer… ou presque.

L’ennemi n° 1 du cycliste : le stress

En course comme en loisir, le vélo peut vite se transformer en montagne russe émotionnelle.

Et pas seulement à cause des côtes à 12 %. La pression du chrono, la peur de ne pas être à la hauteur, l’inconfort d’un corps fatigué : le stress grimpe vite en danseuse tandis que les performances chutent en roue libre.

Et ce n’est pas qu’une impression : un stress mal géré peut provoquer un rétrécissement du champ de vision, une coordination motrice en vrac, une tension musculaire accrue (bonjour les blessures), voire des troubles du sommeil pile quand vous avez le plus besoin de bien dormir.

La sophrologie aide à dompter ce stress, à le décoder pour mieux l’apprivoiser.

L’idée n’est pas de l’éliminer (le bon stress peut être un moteur), mais de filtrer ses effets négatifs pour garder uniquement le petit boost d’adrénaline utile. Pratique, non ?

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Des bienfaits qui changent tout

La sophrologie m’a bluffé sur sa capacité à agir à tous les étages : mental, émotionnel et physique.

Voici un petit aperçu de ce qu’elle peut vous apporter en tant que cycliste :

  • Une concentration en béton, même après 100 km sous la pluie
  • Une meilleure gestion des émotions, notamment la peur (coucou la descente à 70 km/h)
  • Un mental plus solide, capable de rebondir après un échec ou une contre-performance
  • Une respiration maîtrisée, qui aide à retarder la fatigue musculaire et à mieux oxygéner tout ce petit monde
  • Une récupération améliorée, parce qu’un corps détendu récupère plus vite
  • Un lâcher-prise salvateur, ce fameux état de fluidité où tout s’aligne et où le plaisir revient coup de pédale après coup de pédale

Et surtout : la sophrologie aide à faire sauter les barrières mentales qui freinent tant de cyclistes (peur de la vitesse, manque de confiance, frustration de ne pas progresser assez vite, etc.).

On apprend à accepter le verdict, qu’il soit bon ou mauvais et à continuer d’avancer, tout simplement.

Comme le dit Luis Fernandez, pionnier de la sophrologie sportive : « La sophrologie est le dérailleur du mental. Avec un dérailleur, tout est plus facile, moins dur, plus efficace. »

Pas besoin d’être Pogacar pour s’y mettre

Évidemment, les enjeux sont énormes chez les pros. Ceci dit, la sophrologie n’est pas réservée à ceux qui avalent des cols par douzaines.

Même quand on pédale « juste » pour le plaisir, on rencontre les mêmes obstacles : peur, pression, fatigue, douleur, risque de chute, etc.

Qu’on s’appelle Pogacar ou Michel du club du dimanche, ces sensations-là sont universelles.

La sophrologie peut devenir un véritable soutien dans une pratique amateur régulière, pour retrouver du plaisir, se sentir plus confiant sur le vélo et progresser sans se cramer la tête.

Quand (et comment) pratiquer ?

Facile : tout le temps !

  • Avant une épreuve : on travaille la conscience du corps, la visualisation du parcours, la mise en condition.
  • Pendant : on utilise la respiration pour garder la tête froide, la motivation et la lucidité intactes malgré les kilomètres qui s’enchaînent.
  • Après : on prend du recul sur ses performances, on gère ses émotions, on récupère plus vite physiquement et mentalement.
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Une séance se déroule généralement debout ou assis, les yeux fermés. On enchaîne des exercices de respiration abdominale, de relâchement musculaire et de visualisation positive, guidé par un sophrologue.

Pas de chandelles, pas d’encens : juste vous, votre souffle et un mental qui se recharge doucement.

À qui s’adresser ?

La sophrologie s’est professionnalisée : il existe désormais un diplôme inscrit au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP).

Cela va sans dire, si vous en avez la possibilité, privilégiez un sophrologue formé aux enjeux spécifiques du sport (et du cyclisme en particulier).

Petit bonus bon à savoir : certaines mutuelles prennent désormais en charge une partie des séances. Renseignez-vous, votre mental vous dira merci.

Et si on essayait ?

La sophrologie n’est pas une baguette magique, mais se révèle être un outil efficace pour retrouver du plaisir et de la fluidité sur le vélo.

Si vous avez du mal à gérer l’enjeu des courses, que vous manquez de confiance en vous ou que vous rencontrez des blocages mentaux, la sophrologie pourrait bien être la clé de vos problèmes.

Prêt à mieux respirer pour mieux pédaler ?

Thibault
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2 réflexions sur “Cyclisme : et si la sophrologie était l’arme secrète des champions (et des amateurs) ?”

  1. Le « pionnier » de la sophrologie ans le sport n’est pas Luis Fernandez mais Raoul Barrière qui prônait son usage à l’ASB, le Béziers de la grande époque en rugby il y a un demi siècle !

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