Cycliste Tadej Pogačar grimpant un col alpin avec un rythme linéaire, peloton en fond et paysage printanier ensoleillé

Pogačar vise Paris-Nice avec un tempo implacable : comment copier sa gestion d’effort en montée

154 coureurs s’élancent dans cinq jours à Paris-Nice 2026. Parmi eux, Tadej Pogačar, qui vise la victoire finale comme « but principal ». Sa tactique en montée — tempo constant, placement millimétré, économie d’effort — peut transformer votre façon d’aborder les cols printaniers. Et si vous appliquiez ses principes pour gagner 10 à 15 % d’efficacité sur vos ascensions ?

Le tempo de Pogačar en montée repose sur une économie d’effort implacable

Pogačar ne joue pas au yo-yo dans les ascensions. Il maintient un rythme linéaire, proche de son seuil lactique (zone 3-4), sans exploser en zone 5 comme le font 70 % des amateurs dans les premiers kilomètres. Sur les 8 étapes de Paris-Nice 2026, ce contrôle sera décisif sur des pentes comme la Côte de Carros (7 km à 5,1 %) ou Châteauneuf-Villevieille (6,6 km à 6,6 %). Son secret ? Un pacing calculé au watt, évitant la dette d’oxygène précoce. Résultat : il garde des cartouches pour attaquer dans les 2 derniers kilomètres.

Cette gestion n’est pas innée. Elle repose sur un FTP (Functional Threshold Power) affiné, une connaissance précise de ses watts/kg, et une discipline de fer. En plaine, il économise en se plaçant dans les roues du peloton — Romain Grégoire (Groupama-FDJ) l’applique aussi : « Top 10 minimal, mais je ne me fixe pas de limites » en misant sur le placement stratégique. Vous pouvez transposer ce principe : rouler à 95 % de votre FTP en montée prolongée, plutôt qu’à 110 % pendant 5 minutes avant de craquer.

3 séances terrain pour appliquer sa tactique dès ce printemps

Séance 1 : **Tempo seuil en montée simulée**. 20 minutes à 95 % FTP sur un col à 4-6 % (type Signal d’Uchon, 8 km à 4,5 %). Cadence constante à 75-85 rpm, pas de relances. Strava vous permet de tracker vos watts moyens et de comparer avec vos KOM locaux. Objectif : tenir l’intensité sans dérive cardiaque.

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Séance 2 : **Placement économique en groupe**. Sur sortie club, restez dans le tiers avant du peloton en plaine, mais sans jamais rouler en tête plus de 30 secondes. Inspirez-vous de Vingegaard à Tignes : économiser 20 watts en aspirant vaut mieux que montrer sa force trop tôt.

Séance 3 : **Intervalles montée fractionnée**. 5 × 6 minutes à 100-105 % FTP, récup 4 minutes. À réaliser sur les côtes de Provence (Saignon, 4 km à 5 %) ou dans les Vosges. Ces efforts imitent les attaques de Pogačar en fin d’étape, où il bascule en zone 5 après avoir préservé son stock glycogène. Intégrez ces séances tempo deux fois par semaine dès mars.

Erreurs fatales et adaptations réalistes pour cyclosportifs

Erreur n°1 : partir trop fort. Sur la Côte des Cerisiers (6,2 km à 4,8 %), vous explosez à mi-parcours si vous attaquez à 120 % FTP dès le pied. Pogačar, lui, attend les 2 derniers kilomètres pour accélérer. Transposez : gérez vos 4 premiers kilomètres en zone 3, puis poussez.

Erreur n°2 : négliger l’hydratation. 500 ml/h minimum en montée, électrolytes inclus. La déshydratation coûte 5 à 10 watts. Surtout en mars, où les températures oscillent entre 8 et 15 °C dans les Alpes.

Gains réalistes : en 4 à 6 semaines, vous améliorerez votre efficacité de 10 à 20 % sur les cols. Mais attention aux erreurs pacing classiques : douleurs genou si vous forcez en danseuse trop longtemps, tensions lombaires si votre position n’est pas ajustée. Débutants, commencez par des montées <5 % avant d'attaquer les rampes à 6-7 %.

Peut-on vraiment rouler comme Pogačar en cyclosport ?

**Comment mesurer mon pacing comme lui ?** Un capteur de puissance (dès 300 €) et Strava suffisent. Comparez vos watts moyens sur 20 minutes avec votre FTP. Si l’écart dépasse 10 %, vous partez trop vite.

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**Paris-Nice 2026 influence-t-elle les amateurs français ?** Oui. Les segments de l’étape 1 (156 km en boucle depuis Perray-en-Yvelines) sont déjà populaires sur Strava. Les cyclosportifs testent le parcours pour anticiper les montées printanières.

**Et sans Vingegaard au départ ?** Matteo Jorgenson partage le leadership avec Pogačar. Leur entente — « je suis heureux s’il gagne » — illustre une gestion collective de l’effort, transposable en sortie club : alterner relais courts préserve tout le monde.

Le départ est dans cinq jours. Les cols, eux, n’attendent personne. À vous de choisir : partir en surrégime ou contrôler comme un pro.

Alex
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