Peloton cycliste en montagne pendant une étape de grand tour

Qui peut encore battre Pogacar sur cette Vuelta 2026 ?

L’annonce est tombée lundi par communiqué d’UAE Team Emirates-XRG : Tadej Pogacar sera au départ de la Vuelta le 22 août à Monaco. Sept ans après y avoir disputé son premier Grand Tour, le Slovène revient chercher le seul trophée majeur qui manque à son palmarès, quelques semaines seulement après avoir égalé le record des cinq victoires sur le Tour de France.

La nouvelle a instantanément fait basculer la physionomie de l’épreuve. Ce qui s’annonçait comme un Tour d’Espagne ouvert, en l’absence des cadors partis préparer les Mondiaux, devient une course où la deuxième place semble le meilleur objectif réaliste pour la concurrence.

Les opérateurs ne s’y sont pas trompés et ont immédiatement raccourci sa cote pour en faire le grand favori du maillot rouge, là où Primoz Roglic tenait la corde quelques jours plus tôt. Mécaniquement, celles de ses adversaires se sont allongées, ce qui rend leur analyse d’autant plus intéressante à trois semaines du départ. Ceux qui suivent ces marchés trouveront le code promo Linebet 2026 référencé par Afrik-Foot. Sur le papier, quatre coureurs disposent encore d’arguments sérieux pour contrarier le Slovène.

João Almeida, le rival qui porte le même maillot

Le principal danger se trouve dans son propre camp. João Almeida devait initialement mener UAE sur cette Vuelta, statut logique après sa deuxième place au classement général l’an dernier, et il connaît parfaitement les routes espagnoles.

La cohabitation des deux hommes sera l’un des feuilletons de ces trois semaines. Le Portugais dispose d’une liberté que personne d’autre n’aura dans le peloton, celle de partir dans une échappée sans que l’équipe ne se lance à sa poursuite. Si Pogacar connaît un jour sans, ce qui reste rare mais pas impossible après un mois de juillet à haute intensité, Almeida sera le mieux placé pour en profiter. Autour d’eux, la formation aligne Jay Vine, Pavel Sivakov, Domen Novak, Ivo Oliveira, Kevin Vermaerke et le jeune Pablo Torres, 20 ans.

Primoz Roglic, quatre victoires et une revanche à prendre

Personne ne connaît mieux cette course que le Slovène de 36 ans. Quadruple lauréat de l’épreuve, il visait un cinquième succès qui ferait de lui le recordman absolu devant Roberto Heras.

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Pour replacer cette domination dans la continuité récente, notre retour sur le Tour de France 2025 aide aussi à mesurer le poids psychologique du Slovène sur ses rivaux.

Son expérience du terrain espagnol reste son meilleur atout, avec une lecture des finals en côte que peu de coureurs maîtrisent aussi bien. Ses qualités de puncheur collent parfaitement aux arrivées au sommet courtes et explosives que propose le tracé. Le doute porte sur sa capacité à répéter les efforts sur trois semaines face à un adversaire de dix ans son cadet, et sur sa fragilité en descente qui lui a déjà coûté des Grands Tours.

Mattias Skjelmose, le profil qui colle au parcours

Le Danois figurait parmi les prétendants annoncés avant même que la participation de Pogacar ne soit confirmée. Son gabarit de grimpeur et sa capacité à enchaîner les cols en font un candidat crédible sur une édition aussi montagneuse.

Sa marge de progression joue également en sa faveur. Là où Roglic aborde probablement l’une de ses dernières chances, Skjelmose se situe dans une phase ascendante de carrière, ce qui autorise les surprises sur une course de trois semaines. Il lui manque encore la régularité nécessaire pour tenir un classement général du premier au dernier jour, mais un parcours aussi exigeant favorise mécaniquement les coureurs capables de gagner du temps en montagne.

Le parcours, meilleur allié des challengers

Les organisateurs ont conçu une édition d’une dureté rare. Le tracé affiche 58 156 mètres de dénivelé positif sur 3 275 kilomètres, avec sept arrivées au sommet, un record pour l’épreuve, et seulement deux contre-la-montre.

Cette accumulation de difficultés est à double tranchant pour Pogacar. Elle correspond parfaitement à ses qualités de grimpeur, mais elle multiplie aussi les occasions de défaillance sur trois semaines. L’étape reine propose près de 5 000 mètres de dénivelé et se termine par l’ascension du Collado del Alguacil, dont certains passages dépassent les 20 pour cent. Sur ce genre de mur, un coureur en difficulté perd plusieurs minutes en quelques kilomètres. Le départ par un contre-la-montre de 9 kilomètres à Monaco, ville de résidence du Slovène, ne devrait en revanche laisser aucune chance à la concurrence.

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Le calendrier, la vraie faille du favori

L’argument le plus solide en faveur des challengers ne se situe pas sur les routes espagnoles mais dans l’agenda de Pogacar. La Vuelta s’achève le 13 septembre à Grenade. Les Championnats du monde de Montréal se courent le 27 septembre.

Quatorze jours séparent donc l’arrivée d’un Grand Tour de la course où le Slovène défendra son maillot arc-en-ciel pour un troisième titre consécutif. Cette contrainte pose une question que personne ne peut trancher aujourd’hui : jusqu’où ira-t-il dans l’effort sur la troisième semaine si le classement général est déjà acquis ? Le coureur a lui-même reconnu par le passé avoir terminé certains Tours de France émoussé, et il n’a jamais eu à gérer un tel enchaînement.

C’est précisément dans ce scénario que ses adversaires ont une carte à jouer. Un Pogacar qui lève le pied à dix jours de l’arrivée, avec une avance confortable, ouvrirait la porte à des attaques de loin sur les dernières étapes de montagne. Une hypothèse mince, mais c’est à peu près la seule que le peloton puisse raisonnablement espérer.

Thibault
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