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Septembre 2026 en Corse, ce sera mon quatrième tour de l’île. Mais cette fois, j’ai tout repensé. Pas de Bavella à 1244 m, pas de Vergio qui te grille les cuisses. Juste un tracé côtier de 650 km découpé en huit étapes, accessible à 62 ans sans forcer. Le pari : faire le tour complet sans jamais dépasser les 1000 m d’altitude sur un col. Résultat ? Un itinéraire qui tient ses promesses, avec la mer en ligne de mire et des jambes qui restent fraîches.
Le tracé jour par jour : 650 km de côtes et de routes secondaires
L’idée, c’est de contourner les monstres. Le GT20 classique enchaîne 2400 m de D+ par jour avec Bavella en plein milieu. Ici, on reste sur le littoral ou les vallées basses. Jour 1 : Bastia – Cap Corse, 85 km, 900 m de D+. La route serpente entre les criques, le vent de mer dans le dos. Jour 2 : retour vers Bastia puis bifurcation vers Saint-Florent, 100 km, 1200 m de D+ via le Nebbio côtier. On évite le col de Teghime en longeant la mer.
Jour 3 : Saint-Florent – Calvi, 80 km plat, juste quelques bosses. Le désert des Agriates défile, aride, sauvage. Jour 4 : Calvi – Porto, 85 km, 950 m de D+. Les Calanches de Piana arrivent en fin d’étape, falaises rouges plongeant dans le bleu. Jour 5 : boucle Porto – Evisa – Porto, 70 km, 800 m de D+. On monte vers la forêt d’Aïtone sans jamais dépasser les 900 m. Jours 6 à 8 : Porto – Propriano – Zonza – Bastia, 230 km répartis, en longeant la côte sud puis en remontant par les vallées intérieures. On contourne Bavella par l’est, routes secondaires, jamais plus de 950 m d’altitude. Total : 650 km, 8500 m de D+ cumulés, soit 1060 m de D+ moyen par jour. Loin des exploits en gravel, mais parfait pour tenir la distance sans exploser.
Hébergements et ravitaillements : dormir près des vélos
Chaque soir, un lit qui sent bon le propre et un local vélo sécurisé. À Corte, chambre d’hôtes Accueil Vélo, 90 € la nuit en twin, vélos sous clé. À Zonza, hôtel 2 étoiles vue mer, 110 €. À Propriano, pension complète avec EmotionBike, 899 € les huit jours, bagages transportés. Les ravitos se gèrent en route : charcuterie corse à Saint-Florent, fromages à Evisa, figues fraîches sur les marchés de Porto. L’eau, on la remplit aux fontaines de village. Septembre, c’est encore 25 °C en journée, mais les restos ne sont pas encore fermés comme en octobre.
Les points forts ? Les Calanches de Piana, accessibles sans grimper de rampe à 12 %. Les plages de Propriano, idéales pour tremper les jambes après l’étape. Le Cap Corse, sauvage, avec ses tours génoises tous les 10 km. Pas de cols mythiques, mais des paysages qui marquent autant. L’essor du cyclotourisme en Corse s’explique aussi par ça : on peut faire le tour sans être un grimpeur.
Logistique et préparation : ferry, vélo, entraînement
Ferry Toulon – Bastia aller-retour, 1390 € avec cabine et dîner inclus. Réserver six mois avant, sinon septembre est saturé. Vélo : j’ai loué un alu compact chez Vélo-Corse, 310 € la semaine, 9,5 kg, triple plateau. Un VAE aurait facilité les 1200 m de D+ du jour 2, mais j’ai préféré sentir l’effort. Pour pédaler à 60 ans ou plus, l’essentiel c’est de préparer. Depuis janvier 2026, sorties de 50 km chaque week-end, jamais plus de 1500 m de D+ par sortie. Strava pour suivre la progression. À 62 ans, les jambes répondent encore, mais il faut doser.
Budget total : 1200 € par personne en twin (hébergements, ferry, location, repas hors pension). Risques : trafic sur la D81 entre Calvi et Porto, vent d’ouest après 15 h, descentes techniques aux Calanches. Mais rien d’insurmontable. Conseils pour seniors : rouler tôt le matin, s’hydrater toutes les 30 minutes, ne jamais hésiter à pousser dans une rampe raide.
Septembre 2026, c’est dans six mois. Les cols mythiques, je les ai déjà faits. Cette fois, je veux juste la mer, le soleil, et des étapes qui me laissent du temps pour profiter. La Corse sans souffrir, c’est possible. Il suffit de tracer malin.




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