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Loin d’être une simple idée futuriste, le vélo électrique sans batterie Pi-Pop, développé par l’ingénieur français Adrien Lelièvre, roule déjà dans nos rues depuis 2022. Cette invention française commercialisée par l’entreprise Veloci Industries, basée à Olivet près d’Orléans, bouleverse les codes traditionnels du cyclisme électrique et s’impose comme une alternative écologique révolutionnaire.
Comment fonctionne ce vélo électrique d’un nouveau genre ?
Contrairement aux vélos électriques classiques qui nécessitent une batterie au lithium, ce vélo innovant utilise une technologie brevetée combinant un moteur intégré à la roue arrière et des supercondensateurs pour stocker l’énergie. Le moteur récupère l’énergie générée par le cycliste lors du pédalage, du freinage ou des descentes. Cette énergie cinétique est immédiatement convertie en électricité, puis stockée dans les supercondensateurs situés dans le porte-bagages. Ensuite, ces derniers restituent instantanément l’énergie pour offrir une assistance électrique dès le premier coup de pédale.
Le système fonctionne en circuit fermé, sans jamais avoir besoin de se brancher sur une prise électrique. C’est là toute la magie de ce vélo : il transforme votre propre énergie en assistance électrique, sans dépendre d’une source extérieure d’alimentation.
Qu’est-ce qu’un supercondensateur et comment fonctionne-t-il ?
Au cœur de cette innovation se trouve le supercondensateur, un dispositif de stockage d’énergie bien différent d’une batterie traditionnelle. En effet, il stocke l’énergie de manière électrostatique, sans réaction chimique, ce qui lui confère des propriétés remarquables. Il se charge et se décharge en quelques secondes, restitue l’énergie de façon instantanée et fonctionne efficacement entre -40°C et 65°C.
La durabilité de ces composants est exceptionnelle : ils supportent des centaines de milliers de cycles sans dégradation significative, avec une durée de vie estimée entre 15 et 20 ans. De plus, ils sont fabriqués sans métaux rares, principalement à base de carbone et d’aluminium, ce qui réduit considérablement leur impact environnemental.
Les avantages environnementaux révolutionnaires
Ce vélo électrique sans batterie présente des bénéfices écologiques considérables. L’élimination complète des batteries au lithium permet d’éviter l’extraction, la transformation et le recyclage de métaux rares et polluants. L’absence de recharge sur secteur réduit l’empreinte carbone, tandis que l’utilisation de matériaux abondants et recyclables préserve les ressources naturelles.
De plus, la durée de vie des supercondensateurs, nettement supérieure à celle des batteries, limite la production de déchets électroniques. Le poids réduit du vélo (moins de 20 kg) contribue également à limiter l’usure des infrastructures urbaines. Enfin, contrairement aux batteries lithium-ion, les supercondensateurs ne présentent pas de risques d’incendie, améliorant ainsi la sécurité globale du produit.
- Élimination complète des batteries au lithium et des métaux rares associés
- Aucun besoin de recharge sur secteur, réduisant l’empreinte carbone
- Utilisation de matériaux abondants et recyclables
- Durée de vie des composants nettement supérieure (15 à 20 ans)
Le Pi-Pop : de l’idée folle à la médaille d’or
Baptisé « Pi-Pop », ce vélo électrique sans batterie est produit par la société Veloci Industries, basée à Olivet près d’Orléans. L’innovation, d’abord considérée comme « folle », a récemment remporté la médaille d’or au prestigieux concours Lépine 2024, confirmant son potentiel révolutionnaire.
Depuis 2022, environ 600 unités ont trouvé preneurs en Europe. L’entreprise française vise désormais un objectif ambitieux : atteindre 10 000 ventes annuelles d’ici trois à cinq ans. Les composants électroniques sont intégralement fabriqués en France, notamment dans le Loiret, contribuant ainsi à la valorisation du savoir-faire industriel national.
Forces et limites de cette technologie innovante
Comme toute innovation, ce vélo présente des caractéristiques spécifiques à considérer. Il est idéal pour les trajets urbains et périurbains avec arrêts fréquents, où la récupération d’énergie est optimale. Le vélo offre une assistance continue tant qu’il y a récupération d’énergie, mais ne dispose pas de « réserve » comme avec une batterie traditionnelle.
Son autonomie peut être plus limitée sur de longues montées ou terrains très accidentés, où la récupération d’énergie est moins efficace. Cependant, pour les déplacements quotidiens en ville, ces limites sont largement compensées par les avantages écologiques et la légèreté du vélo, qui le rend plus maniable que ses homologues électriques classiques.
Une solution d’avenir pour la mobilité douce
Cette innovation française représente bien plus qu’un simple vélo : c’est une avancée majeure dans le domaine de la mobilité durable. En s’affranchissant des contraintes et impacts des batteries traditionnelles, le Pi-Pop ouvre la voie à une nouvelle génération de véhicules électriques plus respectueux de l’environnement.
Pour les trajets quotidiens en ville ou en périphérie, ce vélo électrique sans batterie propose une alternative crédible et écologique, parfaitement alignée avec les enjeux de transition énergétique et de préservation des ressources naturelles. L’idée, jugée « folle » à ses débuts, s’impose désormais comme une solution d’avenir pour le cyclisme écologique.










Bonjour, On peut acheter ce module et l’intégrer dans ce vélo?
Merci
Bonjour sauf erreur de ma part je n’ai pas trouvé de prix, où peut t’on le voir pour éventuellement faire un achat si le prix est dans mon budget merci
Cordialement P Lecardonnel
C est « bidon » et pipeau le pi pop !
Pourquoi ?
Il a une capacité énergétique de seulement 8 wh, soit environ 2% d une batterie moyenne de VAE classique, ce qui est très insuffisant !
De plus, tu ne contrôles pas vraiment ce moteur, c est le vélo qui le fait seul.
L idée n est pas si mauvaise mais mal mise en oeuvre.
D où des sensations bizarres.
Mieux vaut un bon musculaire moitié moins lourd et moitié moins cher lol
La légèreté du vélo qu’il dit. Ils y ont mis 25kg de légèreté 🤣🤣
Dans le principe ce serait bien mais au prix d’un gadget, car ce n’est rien d’autre. Pas à 2700€ ! À 300€ oui, pour un vélo très moyen, lourd comme une vache, avec un petit plus.
Une fois le marché des bobos-écolos un peu niais saturé, c’en sera fini des ventes.
Pour comprendre pourquoi c’est bidon en plus de la très faible quantité d’énergie stockée, il faut juste imaginer que cette énergie provient de l’effort musculaire. Donc sur du plat ça ne fonctionne pas car le système balance entre donner ou prendre de l’énergie. On va faire l’effort pour monter la côte, ensuite en descente il va ralentir le vélo pour récupérer, pour ensuite donner un peu pour la prochaine côte.
Autre situation, il récupère un peu d’énergie au freinage, pour ensuite restituer un peu au démarrage.
L’avantage est donc anecdotique, et contrairement à un vae qui apporte beaucoup d’énergie en continu, celui-ci n’aide qu’un peu de temps en temps, et sans assistance il faut se coltiner les 25kg du vélo. Aussi lourd que la facture, indécente au vu de l’intérêt.
Conclusion, l’idée réellement « folle » c’est d’acheter ce vélo.
C’est une « idée » mais juste pour faire 5 km sur le plat pour aller au travail .
L’attendu du velo muscumlaire, du VAE c’est de pouvpoir faire 40 a 50 Km pour les VAE et jusqu’a 300 km pour le smusculaire .
Le marché se ra tres petit .
Pourquoi ne pas le mélanger avec une petite batterie régulière moins pesante, et pour tirer avantage d’un vélo hybride?