Tadej Pogačar sur vélo de route, expression agacée face à un fan gesticulant en fin de sortie d'entraînement en Espagne

Pogačar se fait insulter par un fan après 132 km : « Deux minutes, c’est trop demander ? »

Mercredi 11 février 2026, fin d’après-midi. Tadej Pogačar termine une sortie de 132 km à 41 km/h dans la région de Valence, en Espagne. Les jambes brûlent, la récup mentale commence. Un fan s’approche, demande une photo. Le Slovène, en pleine conversation, demande deux minutes. Réponse : un majeur. Le partenaire du fan en rajoute, crie. Le champion du monde, agacé, publie sur Strava : « Vous attendez deux minutes ou vous me montrez votre majeur ? » L’incident a fait le tour du peloton en 48 heures. Et il pose une vraie question : où s’arrête la proximité avec les pros ?

Préparation de feu et tensions en coulisses

Pogačar prépare Strade Bianche début mars, puis Milan-San Remo et Paris-Roubaix. L’hiver, c’est l’accumulation : foncier, sorties longues, KOM sur Strava pour tester les jambes. Ce 11 février, il conquiert un segment en pleine préparation. Mais l’épisode révèle une réalité moins glamour : la pression constante des fans, même hors course. Jonas Vingegaard a récemment annulé l’UAE Tour après un crash lié à un suiveur trop proche. Les incidents se multiplient. Selon les données Union Sport & Cycle, la visibilité des pros hors courses a bondi de 20 % en 2025. Résultat : plus d’interactions, plus de tensions. Pogačar, pourtant réputé accessible, roule désormais avec cette épée de Damoclès. Son équipe UAE Emirates-XRG mise sur la force mentale pour 2026, mais gérer les fans fait partie du job. Alex Krera, son agent, l’a dit fin 2025 : « Le plafond n’existe pas pour Tad. » Sauf que ce plafond, c’est aussi le respect de sa bulle perso. À 15°C, sur les routes espagnoles, Pogačar teste aussi un prototype Colnago TT ultra-léger pour le contre-la-montre par équipes du Tour (étape 1 à Barcelone, première en 55 ans). La préparation est totale. L’incident, lui, casse le rythme.

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L’instant qui a fait déborder la coupe

Le Slovène raconte sur Strava : « Si vous me trouvez en conversation et que vous demandez une photo, je vous demande deux minutes pour finir. Vous attendez ou vous me montrez votre majeur et vous partez en colère ? » Le ton est ironique, mais la frustration perce. Il ajoute : « Longue journée terminée en perdant mon plus grand fan. » Le partenaire du fan aurait crié. Les commentaires explosent : majorité de soutien, quelques voix pour relativiser. « Tad est toujours sympa, ce fan était un ado gâté », lit-on sur CyclingWeekly. Pogačar précise : « Je vous aime tous, même ceux qui ne me supportent pas, tant qu’ils ne se comportent pas comme des ados pourris. » Sauf que. Post-Tour 2025, il avait porté un maillot custom « Do not disturb » / « No photography ». Alasdair Fotheringham, journaliste CyclingNews, le rappelle : « Stopper les selfies avant qu’ils ne soient demandés reste une option. » Mais Pogačar refuse cette voie. Il veut rester proche. Le paradoxe, c’est que cette proximité se retourne contre lui. Les 132 km à 41 km/h, c’est déjà une charge mentale. Ajouter un conflit en fin de sortie, c’est plomber la récup. Et en préparation hivernale, chaque détail compte.

Conséquences et leçons pour la saison 2026

L’impact ? Mental d’abord. Une frustration post-longue journée perturbe le sommeil, la récupération. La FFC sensibilise depuis 2025 au respect des bulles persos, hashtag #RespectCyclisme. Mais les chiffres manquent encore en France. Pogačar, lui, vise un cinquième Tour, peut-être la Vuelta. Ses ambitions 2026 restent intactes, mais l’épisode pose une limite. Les pros ne sont pas des distributeurs de selfies. Vingegaard a payé cash un fan trop collant. Pogačar, lui, a choisi Strava pour exprimer son ras-le-bol. La communauté cycliste française, sur Reddit ou velo101.com, débat : attendre, respecter, ne pas interrompre. Logique. Mais pas encore universel. L’étiquette fan, en France comme en Espagne, reste à construire. Et Pogačar, avec ses 132 km et son KOM conquis, vient de tracer une ligne rouge. Pas de majeur, pas de cris. Juste deux minutes de respect. C’est pas si compliqué.

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Le Slovène reprend l’entraînement. Les cols attendent. Les fans aussi. Mais cette fois, avec un peu plus de distance. Ou pas.

Alex
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