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Pratiquer le vélo en toute sécurité avec des problèmes respiratoires : ce que tout cycliste devrait savoir

Une pratique régulière du cyclisme est un excellent moyen de se forger un cardio en béton et une endurance (presque) à toute épreuve.

Mais quid d’une telle pratique lorsque l’on souffre déjà de problèmes respiratoires chroniques comme l’asthme ? Faut-il renoncer au vélo ? Certainement pas !

Néanmoins il faudra mettre en place quelques règles simples par précautions. Voici ce qu’il faut savoir pour pratiquer le vélo en toute sécurité en cas de problèmes respiratoires.

La pratique du sport est recommandée en cas d’asthme

Cela peut certes paraître contre-intuitif au premier abord, pourtant, la pratique du sport n’est pas déconseillée en cas d’asthme, en réalité, elle est même vivement recommandée.

En effet, une pratique sportive régulière améliore les capacités respiratoires sur le long terme, ce qui est une excellente nouvelle lorsque l’on souffre d’asthme.

Le système respiratoire étant notamment composé de muscles, les entraîner régulièrement les renforce comme n’importe quel autre muscle du corps. D’ailleurs, pour définitivement tordre le cou aux idées reçues sur la supposée incompatibilité entre asthme et sport, rappelons que de nombreux sportifs de haut niveau, dans plusieurs disciplines, furent asthmatiques.

Pour n’en citer que quelques-uns, on retrouve notamment les footballeurs David Beckham et Paul Scholes, Paula Radcliffe championne du monde de marathon, le multiple vainqueur du Tour de France Chris Froome ou bien encore la multiple championne olympique de natation Amy Van Dyken.  

Ainsi, comme nous venons de le voir, les exemples prouvant qu’il est tout à fait possible de pratiquer le sport (dont le cyclisme) à haut niveau avec de l’asthme ne manquent pas. Le débat ne concerne donc pas le fait qu’il soit possible ou non de faire du sport en étant asthmatique, mais plutôt comment. C’est ce que nous allons voir dans la suite de cet article.

Une pratique recommandée sous certaines conditions

S’il ne fait désormais plus aucun doute qu’une pratique sportive est possible, même avec des problèmes respiratoires, il convient d’apporter quelques précisions importantes. En effet, des précautions particulières s’imposent pour une pratique en toute sécurité.

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L’importance d’avoir un asthme sous contrôle

Il faudra avant toute chose s’assurer que son asthme est sous contrôle. Les marqueurs les plus visibles pour s’en assurer sont notamment une fréquence et une intensité des crises relativement basses, l’absence de toux et de respiration sifflante et la possibilité de mener une vie quotidienne relativement normale.

Si ces conditions ne sont pas réunies, il convient de faire le nécessaire avec l’aide d’un médecin avant de se lancer dans une pratique sportive.

Concrètement, cela se traduit par la prise d’un ou de plusieurs traitements de fond de l’asthme comme les corticoïdes inhalés, les bronchodilatateurs de longue durée ou plus rarement la biothérapie (pour les formes sévères). Le contrôle de l’asthme sur la durée passera également par le fait d’éviter au maximum les déclencheurs de l’asthme, notamment en cas d’allergies connues.

Attention à l’asthme d’effort

Un autre point de vigilance spécifique à la pratique du sport avec de l’asthme concerne le risque bien connu qu’est l’asthme d’effort. Pour l’éviter, des gestes simples suffisent, comme le fait de s’échauffer progressivement, d’éviter l’air froid ou d’utiliser son traitement d’action rapide de façon préventive. 

Ainsi, même si les inhalateurs de type bronchodilatateurs de courte durée d’action sont prioritairement utilisés en cas de crise d’asthme, ils sont également pertinents en prévention.

Raison de plus pour disposer d’un stock suffisant de ce type de traitement dont les plus connus, que sont Bricanyl ou Ventoline ont des prix réglementés en France. Attention, ce n’est pas le cas partout et les tarifs peuvent être bien plus élevés, y compris dans certains pays d’Europe.

L’importance de l’environnement

Enfin, pour une pratique sûre, il faudra prêter attention aux conditions générales s’appliquant lors du parcours en vélo. Il s’agit notamment de vérifier les niveaux de pollution atmosphérique, la présence de pollen ou de poussière ou bien encore le froid intense.

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Tous ces éléments constituent de potentiels déclencheurs de crise d’asthme, y compris après l’utilisation de son traitement. Il faudra donc éviter certains lieux et horaires problématiques, ou se protéger les voies respiratoires autant que possible avec un foulard ou un masque. Disposer de son traitement d’urgence est également indispensable.

Conclusion

Concilier cyclisme et asthme est tout à fait possible à condition de prendre quelques précautions particulières. Avant de conclure cet article, il convient de rappeler un dernier point, à l’attention notamment des compétiteurs. Certains traitements de l’asthme peuvent influencer les contrôles antidopage, notamment les B2-agonistes dont fait partie la Ventoline. À doses élevées ou hors usage thérapeutique, ces derniers peuvent être considérés comme dopants selon les règles de l’Agence mondiale antidopage. Toutefois, certains seuils sont autorisés lorsqu’ils sont justifiables médicalement de façon transparente. Les sportifs souhaitant prendre part à certaines compétitions doivent donc rester vigilants quant aux doses utilisées et être autant que possible en mesure de fournir des justificatifs médicaux.  

Thibault
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