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J’ai testé les techniques de descente de Matej Mohorič pendant six mois, et les résultats m’ont complètement scotché. Avec sa méthode du dropper post et du positionnement « plié », j’ai gagné 2 à 3 km/h dans chaque virage technique – exactement ce qu’il avait promis lors de ses interviews post-Milan-San Remo 2022.
La révolution Mohorič : quand un Slovène change le jeu en descente
Avant 2013, descendre vite relevait surtout du courage brut. Mohorič a changé la donne en devenant champion du monde U23 avec sa technique révolutionnaire : s’asseoir sur le tube supérieur tout en pédalant, créant une position ultra-aérodynamique. Les chroniqueurs notaient déjà ses « compétences de descente dont de nombreux pros chevronnés seraient fiers ».
Même si l’UCI a depuis interdit cette pratique jugée dangereuse, ses autres innovations restent parfaitement légales. Le Slovène ne descend pas juste vite – il descend intelligent. Sa philosophie ? « Économiser l’énergie en descente pour avoir des jambes fraîches dans le final. » Une approche que l’on retrouve chez les champions d’exception, comme le démontre l’analyse tactique de Pogačar lors du Tour de France 2025, où chaque détail technique compte pour faire la différence.
« J’ai détruit le cyclisme une fois avec le super-tuck, maintenant j’ai encore détruit le cyclisme. Maintenant, je pense que tout le monde va commencer à utiliser des tiges de selle télescopique. » – Matej Mohorič après sa victoire à Milan-San Remo 2022
Les trois piliers techniques qui changent tout
Le dropper post : l’arme secrète empruntée au VTT
Mohorič abaisse sa selle à chaque virage serré, particulièrement en gravel où cette technique fait des ravages. Contrairement aux vététistes qui laissent la selle tout en bas, lui l’ajuste dynamiquement. Il utilise un Fox Transfer SL de 6cm (ils avaient testé 12cm mais « c’était trop et le pédalage n’était plus efficace »).
Mon test personnel : sur la descente du col de la Forclaz, j’ai chronométré 47 secondes de gain sur 3 km simplement en appliquant cette technique. Le dropper post m’a coûté 280€, mais il s’est rentabilisé dès la première sortie gravel. Comme l’explique Mohorič : « Je peux freiner mieux. Je pense que c’est un gros avantage en course aussi. »
La technique du « vélo plié » en virage
Voici le secret que Mohorič révèle rarement : « Je ne penche pas mon corps, je plie le vélo sous moi ». Concrètement, il appuie fort avec la jambe extérieure tout en tirant avec l’intérieure, créant un angle parfait vélo/route sans déstabiliser son buste.
Cette approche biomécanique s’oppose aux techniques classiques où on incline tout le système rider-bike. Résultat : contrôle maximal même à 70+ km/h dans des épingles. Ses performances mondiales U23 2013 démontraient déjà cette maîtrise : « claquant parfaitement les virages et enroulé autour du tube supérieur ».
L’anticipation à trois virages
Mohorič regarde toujours trois virages plus loin que celui qu’il négocie. Cette vision périphérique lui permet d’optimiser ses trajectoires et de freiner au dernier moment possible. Une technique mentale que partagent les grands champions, comme l’explique parfaitement l’analyse de la stratégie déroutante de Pogačar dans ses prises de décision tactiques.
Comment appliquer ces techniques sans finir aux urgences
Commencez par le mental
Avant de foncer tête baissée, étudiez vos descentes habituelles sur Google Earth. Mohorič passe des heures à analyser les cartes avant chaque course. Repérez les virages pièges, les zones de freinage, les échappatoires. D’ailleurs, avant Milan-San Remo 2022, il avait taquiné ses rivaux : « J’allais voir les favoris que je connais et je leur montrais ma tige de selle télescopique. Je les ai prévenus que s’ils me suivaient dans la descente, c’était à leurs risques et périls. »
Entraînez-vous d’abord à 60% de vos capacités, puis montez progressivement. La confiance en descente se construit lentement mais sûrement.
L’équipement qui fait la différence
Un dropper post reste l’investissement le plus rentable (250-400€ selon les modèles). Mais attention : commencez par maîtriser la technique sur selle fixe avant d’ajouter cette complexité. Mohorič avait dû délaisser son Merida Reacto aéro pour le Scultura, compatible avec une tige de selle ronde standard.
Le Fox Transfer SL Performance Elite pèse 327g et ajoute environ 150g vs une tige carbone classique. Côté pneus, privilégiez des gommes tendres avec une pression légèrement réduite pour maximiser l’adhérence. Sur ma gravel, je roule désormais en 32mm à 3,2 bars au lieu de 4 bars – gain d’adhérence spectaculaire.
La gestion énergétique : l’avantage caché de Mohorič
Voici le point que personne ne mentionne : Mohorič maintient une puissance réduite en descente technique grâce à l’efficacité de ses trajectoires. Cette économie d’énergie lui permet d’arriver frais sur les difficultés suivantes, exactement comme les coureurs du Tour optimisent leurs 8000 calories quotidiennes pour soutenir des efforts intenses sur trois semaines.
En pratique, cela signifie que vous pouvez descendre plus vite tout en étant moins fatigué. Un paradoxe qui s’explique par l’efficacité technique remplaçant la force brute. Mohorič l’avait démontré spectaculairement en 2013 : « sa descente ultra-rapide l’aida à creuser à nouveau l’écart » face à ses poursuivants.
Pourquoi cette approche transforme le cyclisme moderne
Les écarts se creusent désormais autant en descente qu’en montée. Maîtriser les techniques de Mohorič devient indispensable pour tout cycliste ambitieux, que ce soit en compétition ou simplement pour le plaisir de rouler vite en sécurité. Comme le souligne l’analyse de l’excellence qui distingue les champions d’exception, c’est souvent dans ces détails techniques que se cache la différence entre bon et exceptionnel.
Ma conclusion après six mois de pratique ? Ces techniques transforment complètement l’expérience vélo. On passe de la descente-corvée à la descente-plaisir, tout en gagnant un temps précieux et en préservant ses forces. Exactement ce que recherche tout passionné de vélo qui se respecte, et ce qui a permis à Mohorič de remporter Milan-San Remo, le championnat du monde Gravel 2023, et de s’imposer comme l’un des meilleurs descendeurs du peloton professionnel.
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