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1 300 W en crête sur un vélo de route électrique, ça attrape l’œil tout de suite. La nouveauté de la marque espagnole repose sur un choix clair : installer le moteur DJI Avinox M2S dans un modèle baptisé Upon. Vous n’achetez pas seulement une fiche technique musclée, vous achetez surtout une promesse de route plus soutenue, sans basculer vers un vélo massif.
1 300 W, oui, mais avec une batterie de 600 Wh
Le point fort tient dans ce duo précis : 600 Wh de batterie, 1 300 W de puissance de crête. Le bloc M2S peut bien monter à 1 500 W et 150 Nm, mais ce sommet n’est annoncé qu’avec la batterie Avinox de 700 Wh. Vous avez donc ici une version bridée par la capacité embarquée, et c’est une nuance que beaucoup de lancements masquent.
Je préfère le dire franchement : les chiffres bruts me fatiguent quand ils oublient la condition qui va avec. Ici, au moins, le cadre est plus net. Avec cette configuration, 130 Nm en continu seraient évoqués, ce qui reste à lire avec prudence tant que la marque met surtout en avant le comportement sur route.
La promesse route est douce, et c’est le vrai pari

Le constructeur ne vend pas une machine de sprint brutal. Il explique que le réglage moteur spécifique à la route privilégie une puissance douce et progressive, adaptée à un effort soutenu et à une cadence constante. Si vous roulez longtemps plutôt que par à-coups, ce choix a plus de sens qu’une simple course au couple.
C’est là que le projet devient intéressant. Un vélo de route assisté qui cherche seulement à impressionner sur le papier rate souvent sa cible. Vous voulez de la continuité, pas un moteur qui donne tout d’un coup puis casse le rythme.
Peut-on vraiment parler d’un vélo léger ?
La marque revendique un poids total sous les 14 kg. Sur un modèle électrique de ce type, l’annonce compte. Vous n’avez pas un chiffre au gramme près, donc mieux vaut rester là : l’ambition affichée est celle d’un ensemble contenu, pas d’un engin lourd habillé en routier.
Carbone, angle de 71°, pneus de 42 mm : le montage vise large
Le cadre est en carbone, avec un poste de pilotage intégré. Les trois versions partagent une géométrie avec un angle de direction de 71° et acceptent des pneus jusqu’à 42 mm. Si vous cherchez un usage limité au bitume parfait, ce choix pourra même vous sembler un peu trop ouvert.
Moi, je trouve ce parti pris plus malin qu’un pur vélo de route fermé. Vous gagnez une marge d’usage concrète, sans sortir du registre sportif. Les quatre tailles, de S à XL, vont dans le même sens : la plateforme essaie de parler à plus d’un profil.
De 3 999 € à 6 499 € : trois versions, mais pas le même message
La gamme commence à 3 999 € avec la version 20. Elle reçoit le moteur M2, annoncé à 1 100 W de crête et 125 Nm, avec un groupe Shimano 105 mécanique. Si vous regardez d’abord le prix, c’est l’entrée la plus lisible, mais aussi celle qui s’éloigne le plus de la promesse phare du lancement.
Au-dessus, la 15 CW est affichée à 5 999 € avec le M2S et un Shimano 105 Di2. La 05 monte à 6 499 €, toujours avec le M2S, mais avec un Shimano Ultegra Di2 en 1×12. Vous voyez vite où la marque pousse le regard : le moteur star est là, mais il faut déjà grimper dans la gamme.
L’autonomie annoncée va de 70 à 120 km selon le terrain et le niveau d’assistance. C’est propre sur le papier, sans être un argument magique. Au fond, ce lancement tient sur une ligne simple : un vélo assisté de route veut enfin parler performance sans oublier la tenue d’effort.
Le reste, comme souvent, se jouera dans la cohérence réelle du montage.



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