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Le Roc d’Azur a offert dimanche 11 octobre une image que le monde du VTT ne retrouvera pas de sitôt : le vainqueur du Tour de Lombardie, Paul Seixas, aligné sur un mountain bike emprunté à la dernière minute, et un Alsacien devant lui à l’arrivée.
Le vélo prêté par Stéphane Tempier
Le détail est raconté par Le Dauphiné Libéré : Paul Seixas a enfourché le VTT de Stéphane Tempier. L’ancien vététiste professionnel, aujourd’hui team manager de la formation Decathlon-Ford sur le circuit cross-country, a prêté son vélo personnel au coureur de route pour qu’il puisse disputer l’épreuve de Fréjus. Il ne restait que son cadre en taille L.
Une semaine après avoir gagné un monument, le voilà donc sur un VTT qui n’était pas réglé pour lui, sur un terrain qu’il découvrait, au milieu d’un peloton où tout le monde connaissait le placement, les trajectoires et les cailloux. Ce genre de séquence rappelle que le VTT n’est pas une simple déclinaison du vélo de route.
Puech devant, et une phrase qui résume tout
À l’arrivée, l’Alsacien Émilien Puech termine devant Paul Seixas. La formule qu’il livre à L’Alsace résume la différence de métier : « J’étais à bloc pendant qu’il discutait ».
Il n’y a pas de leçon à en tirer sur la hiérarchie des disciplines, et sans doute pas de quoi classer un coureur de route face à un vététiste sur un terrain qu’il découvre. Mais pour le VTT du Grand Est, le signal est intéressant : un Alsacien capable de devancer un vainqueur de monument sur une épreuve de masse, c’est le genre de résultat qui ne sort jamais des colonnes de classement.
Un Roc d’Azur né en 1984
Le contexte compte. L’Équipe rappelle que le Roc d’Azur a été créé en 1984 par Stéphane Hauvette, à une époque où le VTT était encore inconnu en France. Quatre décennies plus tard, l’épreuve reste le rendez-vous qui fait se croiser les professionnels, les amateurs et les marques, avec un mélange de course et de salon à ciel ouvert.
C’est aussi ce qui rend le résultat de Puech lisible : sur le Roc, un coureur de la région peut se retrouver dans la même course qu’un top mondial du WorldTour. Encore faut-il, ensuite, que les clubs et les épreuves du Grand Est capitalisent sur ces histoires. Un podium régional ne fait pas un titre, mais il fait des vocations.
Pour les licenciés qui préparent la saison de VTT, la question utile n’est pas de savoir si un routier peut gagner en montagne. Elle est de savoir combien de jeunes du Grand Est courent aujourd’hui sur les mêmes sentiers que Puech, et avec quel encadrement.
Sources : L’Alsace (12 octobre 2026), Le Dauphiné Libéré (14 octobre 2026), L’Équipe (10 octobre 2026).
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