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À partir du 1er novembre, un utilisateur de trottinette électrique en Moselle devra porter un casque. L’arrêté préfectoral, pris le vendredi 16 octobre, ne vise pas les vélos : il concerne les engins de déplacement personnel motorisés. Mais il pose une question qui dépasse la trottinette.
Ce que dit l’arrêté mosellan
Le texte impose le casque à tous les conducteurs d’EDPM en circulation : trottinettes électriques, gyropodes, mono-roues et hoverboards. Le texte exige un casque « conforme à la réglementation relative aux équipements de protection », et non un simple couvre-chef.
La sanction n’est pas symbolique : contravention de deuxième classe, soit 35 euros. Le préfet justifie la décision par le nombre et la gravité des accidents constatés. C’est une mesure locale, prise sur un fondement de sécurité routière, et elle s’applique à tous les usagers des engins concernés, y compris ceux qui louent.
L’Espagne va plus loin, et vise les vélos
Depuis le 1er octobre 2026, l’Espagne impose le casque à tous les cyclistes hors agglomération, sans exception. La réforme du règlement général de la circulation, adoptée par le décret royal 518/2026 du 24 juin, supprime les dérogations qui existaient jusqu’ici. Le même texte oblige les automobilistes à rouler au moins 20 km/h sous la limitation lorsqu’ils dépassent un cycliste.
C’est un renversement de logique : la France a choisi de protéger le cycliste en aménageant la route et en encadrant le dépassement, l’Espagne ajoute une obligation individuelle de protection. Les deux approches ne sont pas incompatibles, mais elles ne racontent pas la même politique du vélo.
Et en France, pour les vélos ?
Le casque n’est pas obligatoire à vélo en France, sauf pour les enfants de moins de 12 ans en tant que passagers. Plusieurs associations de cyclistes défendent ce statu quo et s’opposent à une obligation générale, en arguant qu’il faut surtout éviter les accidents plutôt que d’ajouter une contrainte qui découragerait la pratique.
L’argument a ses limites : il ne dit rien de la gravité des traumatismes crâniens quand l’accident arrive quand même. Il a aussi sa cohérence : un casque obligatoire rend le vélo plus compliqué pour ceux qui l’utilisent comme transport quotidien, et l’expérience des pays qui l’ont imposé montre que l’effet sur la pratique n’est jamais neutre.
Ce que ça change pour un cycliste du Grand Est
Rien d’obligatoire, donc, pour votre vélo en Moselle au 1er novembre. Mais deux choses concrètes : si vous cumulez vélo et trottinette, le casque devient obligatoire sur la seconde ; et si vous roulez en Espagne, il le devient sur les deux dès que vous quittez la ville.
Le débat français reste ouvert, et il faut le regarder pour ce qu’il est : une question de dose, pas de principe. Le casque protège en cas de chute. Il ne remplace ni l’éclairage, ni la distance de dépassement, ni l’aménagement. Les territoires qui l’ont imposé l’ont fait après avoir constaté que le reste ne suffisait pas.
Sources : L’Essentiel (20 octobre 2026), Frandroid (14 octobre 2026), Ouest-France (6 octobre 2026).
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