170 M€ de CA, Bafang stabilise, sans confirmer la vraie sortie de

170 M€ de CA, Bafang stabilise, sans confirmer la vraie sortie de crise

Bafang ne ressort pas du rouge. Selon CleanRider, le fabricant a vu son chiffre d’affaires reculer de 32,3 % en 2023, avec un bénéfice net limité à 16 millions d’euros. Si vous attendiez un grand retour, le message est plus froid : la baisse se poursuit.

Le point qui compte tient en peu de mots. Après une année 2023 déjà très dure, le groupe n’a pas redressé sa trajectoire : selon CleanRider, son chiffre d’affaires recule encore de 25 % et son résultat net de 55 % sur les neuf premiers mois de 2024.

La baisse se poursuit, et le trou de 43 % reste devant vous

Le marché mondial du vélo à assistance électrique a été grandement chahuté ces dernières années. Dans ce décor, le fabricant a vu son chiffre d’affaires tomber de 360 millions d’euros à 206 millions d’euros entre 2022 et 2023. La baisse atteint 43 %.

C’est brutal.

Vous pouvez lire 2024 comme une année qui prolonge encore la dégradation, pas comme un redémarrage franc. Selon CleanRider, sur les neuf premiers mois de 2024, le chiffre d’affaires baisse encore de 25 % par rapport à la période comparable précédente. Dit autrement, la pente ne se calme pas encore.

Le rapport financier le dit d’ailleurs assez clairement, en substance : les conflits géopolitiques ont pesé, l’inflation a attaqué le pouvoir d’achat, et les cycles de réduction des stocks ont accéléré la consolidation du secteur. Vous n’avez pas besoin d’un long discours pour comprendre la conséquence concrète : le groupe a traversé un marché où vendre plus était déjà compliqué.

Faut-il parler de rebond dès maintenant ?

Pas vraiment, si vous restez collé aux chiffres. Les résultats récents montrent surtout que le fabricant reste en difficulté. Mon avis est net : appeler cela une relance serait aller trop vite.

16 millions d’euros de bénéfice net en 2023, puis un résultat net encore en forte baisse en 2024

170 M€ de CA, Bafang stabilise, sans confirmer la vraie sortie de

Selon CleanRider, le bénéfice net est tombé à 16 millions d’euros en 2023, avant un nouveau recul de 55 % du résultat net sur les neuf premiers mois de 2024. Vu d’en haut, ce n’est pas le chiffre d’un redressement. Vu de près, il confirme surtout une situation encore dégradée.

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Pourquoi ? Parce que les comptes ne racontent pas une reprise commerciale. Vous voyez le point sensible.

Gagner moins d’argent après une telle contraction ne prouve pas, à lui seul, que la machine repart fort. Je tranche sans hésiter : avec un chiffre d’affaires encore en baisse de 25 % sur neuf mois en 2024 selon CleanRider, le retour solide de la demande n’est pas là.

Le groupe ajoute que les tensions géopolitiques ont continué d’affecter le marché, mais que la pression inflationniste s’est atténuée et que l’environnement sectoriel s’est progressivement amélioré. Cette phrase compte. Vous y lisez moins un triomphe qu’une respiration.

La baisse de la recherche doit-elle vous inquiéter ?

Elle mérite au moins un doute. Dans un secteur aussi mouvant, je trouve ce signal difficile à balayer d’un revers de main.

20 % d’exportations, le point faible ne disparaît pas

Le chiffre qui raconte le mieux le changement de profil est ailleurs. La part des exportations passe de 35 % du chiffre d’affaires global en 2021 à 20 %. Vous n’avez pas besoin d’ajouter des hypothèses pour voir ce que cela signifie : la place de l’international s’est resserrée.

Cette contraction pèse lourd dans la lecture du dossier. Un acteur capable d’exporter garde d’ordinaire un levier utile quand un marché cale. Ici, ce levier s’est aminci au fil des années.

Je suis assez sévère sur ce point : tant que cette part reste à 20 %, la sortie de crise paraît incomplète.

Le contraste avec la production reste frappant. La marque liste plus de 1 million de moteurs-moyeux produits. Elle annonce aussi 179 000 moteurs centraux sur la même période.

Vous pouvez y voir une base industrielle encore large, mais elle ne suffit pas à effacer la fragilité commerciale aperçue dans les comptes.

Ce décalage mérite qu’on s’y arrête. Produire beaucoup ne règle rien si le marché reste inégal selon les régions, ce que l’entreprise écrit elle-même. Pour vous, lecteur, le bon réflexe est simple : regarder la qualité du redressement avant de vous emballer sur le seul volume.

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Sur 9 mois 2024, toujours pas de signal de redressement

Le début de 2024 n’apporte pas de chiffre encourageant. Selon CleanRider, sur les neuf premiers mois de 2024, le chiffre d’affaires recule encore de 25 % et le résultat net plonge de 55 %. Cette fois, le tableau ne bouge toujours pas dans le bon sens.

Vous pouvez y voir la confirmation qu’un redressement plus crédible n’est pas encore là. Le marché reste secoué, mais je garde une réserve ferme : les derniers chiffres disponibles ne montrent pas de reprise, ils prolongent la baisse.

La vraie question, maintenant, porte sur la durée. Si les prochains comptes confirment enfin une hausse après ces reculs successifs, le fabricant pourra parler plus fort. Si ce souffle ne vient pas, vous reviendrez à la lecture la plus simple : la crise continue de peser sur l’activité.

Au fond, tout est là. Les chiffres disponibles ne montrent pas une hémorragie stoppée, mais une baisse qui se prolonge encore. Pas de miracle, pas de grand récit.

Juste une marque toujours en difficulté, et un secteur qui pardonne rarement les faux départs.

Alex
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