Specialized Levo 4 X

Specialized Levo 4 X : enfin, un VTT électrique pensé pour le bikepacking

Le pari est clair dès la fiche technique : ce VTTAE arrive avec un portage avant, un portage arrière et un rangement intégré. Sur ce créneau, vous cherchez souvent un gravel ou un vélo de randonnée pour partir chargé. J’ai toujours un doute quand une machine à 14 499 euros promet de tout couvrir, mais ici l’idée tient debout.

Vous pouvez viser le bikepacking sans passer par un montage bricolé.

Peut-on vraiment voyager avec 27,25 kg sur la balance ?

Le poids annoncé grimpe à 27,25 kg en taille S4. Vous le voyez tout de suite : ce modèle ne joue pas la carte du poids plume. Mon reproche part de là, car si vous devez le soulever, cette masse restera le premier rappel à l’ordre.

Le châssis repose sur un cadre carbone avec une double suspension FOX Factory. La fourche offre 160 mm de débattement, l’arrière 150 mm. Vous avez aussi un montage en mulet, avec 29 pouces devant et 27,5 pouces derrière.

Le message est net : partir chargé, oui, mais sans renoncer à une base très ambitieuse.

10 kg devant, 12 kg derrière : le portage change enfin d’échelle

Specialized Levo 4 X : enfin, un VTT électrique pensé pour le bikepacking

La vraie bascule, elle est là. À l’avant, la plateforme fixée au niveau du tube de direction accepte 10 kg. Deux fixations latérales permettent aussi d’ajouter des bidons.

Vous pouvez donc répartir une partie du chargement sans empiler des sangles partout, et ça compte quand un vélo veut servir à autre chose qu’à une sortie courte.

À l’arrière, le porte-bagages prend 12 kg. Il est fixé directement au cadre et au tube de selle, intègre un garde-boue et reste compatible avec le système MIK. Là, je suis beaucoup plus convaincu que par les accessoires tardifs vendus après coup.

Vous achetez un usage pensé d’origine, pas une adaptation de catalogue.

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Que pouvez-vous vraiment charger à l’avant ?

La marque évoque un sac de couchage, des vêtements chauds, de la nourriture ou des articles de première nécessité. Vous comprenez vite la logique : garder devant ce qui reste volumineux ou utile à portée rapide, sans toucher au poste de pilotage.

Ces supports existent aussi pour les autres versions du même châssis, à 199 euros à l’avant et 399 euros à l’arrière. Le défaut, lui, mérite d’être dit franchement : le support avant reste impossible sur le Levo R en taille S6. Si vous roulez sur cette taille, vous perdez une partie du concept.

850 W et 111 Nm, vous n’achetez pas un vélo timide

L’assistance S-Works 3.1 annonce 850 W et 111 Nm en pic. Ce niveau a été obtenu grâce à une mise à jour logicielle gratuite déployée début 2026, alors que le moteur pointait auparavant à 720 W. Vous payez donc aussi une fiche moteur placée tout en haut de la gamme, pas seulement des porte-bagages.

La batterie affiche 840 Wh. Le chargeur intelligent 12 A ramène l’ensemble de 0 à 80 % en moins d’une heure. Je mets tout de suite un frein à l’enthousiasme : à ce tarif, la polyvalence devient un luxe.

Vous avez le très haut de gamme, pas une réponse accessible au voyage électrique.

La partie cycle suit-elle ce niveau d’assistance ?

Oui, sur le papier. La transmission électronique SRAM XX Eagle T-Type AXS 12 vitesses et les freins SRAM Maven Ultimate 4 pistons avec disques 220/200 mm montrent que le montage ne cherche pas l’économie. Vous êtes face à une version directement placée au sommet.

Le rangement SWAT a une bonne idée, puis une mauvaise

Le vélo intègre la solution SWAT, avec un compartiment placé au-dessus de la batterie. Vous pouvez y glisser une chambre à air, une cartouche de CO2 et des outils de réparation. Sur le principe, c’est bien vu, parce que tout ce petit matériel finit souvent éparpillé dans les sacs.

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Le problème, il est simple : il faut retirer la batterie pour y accéder. Pour vous qui cherchez un geste rapide, cette étape de plus gâche une partie de l’idée. Un vélo pensé pour partir loin gagne à simplifier les manipulations, pas à les rallonger.

Le projet a du relief. Le tarif refroidit, l’accès au rangement agace, et le poids ne disparaîtra jamais d’un revers de fiche technique. Mais pour une fois, un VTTAE pensé pour voyager ne ressemble pas à un bricolage.

Il assume son rôle, jusqu’au bout.

Alex
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