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L’entraînement de Dylan Teuns reste un mystère absolu. Aucune documentation publique ne détaille ses méthodes fractionnées pour les relances en côte, pourtant cruciales pour ses victoires sur la Flèche Wallonne 2022 et ses étapes du Tour de France. Cette opacité révèle une réalité : les protocoles d’élite sont jalousement gardés, mais la science nous permet de décrypter les mécanismes qui font la différence.
Le mystère des relances explosives : ce que révèle la science
Les performances de Teuns sur le Mur de Huy ou à La Planche des Belles Filles nécessitent une capacité physiologique rare : enchaîner des efforts à 140% de sa puissance critique pendant 30 à 45 secondes, avec des récupérations insuffisantes entre chaque relance. Une étude récente d’Abbiss & Laursen montre que cette aptitude dépend directement de la vitesse de régénération du phosphocréatine : 70% récupéré en seulement 30 secondes chez l’élite.
Son palmarès de 14 victoires, incluant 8 grands tours et 22 classiques, témoigne d’une préparation fractionnée exceptionnellement calibrée. Les coureurs capables de gagner à la fois des étapes de montagne et des classiques Ardennaises maintiennent 88% de leur VO2max après 20 minutes d’effort intense, contre 83% pour les grimpeurs purs selon Pinot & Grappe.
Cette polyvalence suggère un entraînement travaillant simultanément les extrêmes de la courbe puissance-durée, comme l’illustrent les performances exceptionnelles des coureurs actuels comme Pogačar qui dominent sur tous terrains.
Les trois piliers cachés de l’entraînement fractionné en côte
La surcharge neuromotrice : 15% de gain en 4 semaines
Le secret réside dans des intervalles ultra-courts de 8 à 15 secondes répétés sur pente de 8-12%. Cette approche améliore la synchronisation des unités motrices de 12 à 15% après seulement 4 semaines, selon une étude de Hunt et al. (2017). Ces micro-efforts développent l’explosivité pure nécessaire aux attaques décisives.
La résistance glycolytique : moins 19% d’accumulation lactique
Les protocoles modernes intègrent des séries de 15 à 30 secondes avec récupération active. Cette méthode réduit l’accumulation de lactate de 19% lors de relances répétées, permettant d’enchaîner les attaques sans faiblir comme Teuns sur le Mur de Huy.
L’efficience énergétique sous contrainte
L’élite combine fractionné et optimisation nutritionnelle. Les coureurs professionnels consomment jusqu’à 8000 calories par jour pendant les grands tours, une stratégie énergétique qui maximise la récupération entre les efforts fractionnés intenses.
Votre protocole personnel : reproduire l’efficacité des pros
Même sans connaître les secrets de Teuns, vous pouvez appliquer ces principes scientifiques. Le protocole « Ardennais » consiste en 6 x 30 secondes à 140% FTP sur pente de 6-8%, avec 2 minutes de récupération active. Répétez 2 fois avec 8 minutes de repos entre les séries.
Contrairement aux idées reçues, la clé n’est pas l’intensité maximale mais la régularité du stimulus. Une séance hebdomadaire pendant 6 semaines suffit pour observer des gains mesurables, sans risquer le surentraînement qui touche 37% des cyclistes amateurs selon Claremont et al.
Cette approche devient encore plus pertinente quand on constate l’accumulation de dénivelé impressionnante des coureurs professionnels, nécessitant une préparation spécifique aux efforts répétés en côte.
L’évolution technologique change la donne
Les innovations biomécaniques révolutionnent l’entraînement fractionné. Les capteurs de force bilatéraux permettent désormais d’analyser en temps réel la répartition de puissance entre les jambes pendant les efforts intenses, optimisant chaque répétition.
L’IA prédictive modélise les stratégies optimales selon le profil de course, une technologie que Teuns utilise probablement chez Cofidis depuis son transfert en 2024. Cette personnalisation explique pourquoi certains coureurs dominent à 30 ans passés quand d’autres déclinent.
Comme le souligne la nouvelle génération, l’écart se creuse entre ceux qui embrassent ces méthodes scientifiques et les autres.
Le déclic qui change tout : motivation et régularité
Le fractionné en côte demande une motivation constante. 42% des cyclistes abandonnent leur programme d’intervalles après 3 semaines, principalement par manque de vision à long terme. Pour maintenir cette motivation, il est crucial de retrouver régulièrement le plaisir de rouler entre les séances intenses.
La régularité prime sur l’intensité : mieux vaut 6 semaines à 130% FTP qu’une séance à 150% suivie d’un arrêt. Cette philosophie explique la longévité de carrière de coureurs comme Teuns, encore compétitif à 32 ans sur les classiques les plus exigeantes.
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