Suspension avant et arrière, 720 Wh sous la selle

Suspension avant et arrière, 720 Wh sous la selle : UTO joue la carte du confort biplace

Deux personnes sur la même selle, 200 kilos à trimballer, des pneus de 4 pouces sous les hanches. UTO ne fait pas dans la demi-mesure avec son nouveau cargo biplace, un engin à mi-chemin entre le vélo et le scooter électrique.

Après une gamme de pliants, la marque change de terrain de jeu. Le pari du OG200 : miser sur le confort et la charge plutôt que sur la vitesse ou la légèreté.

720 Wh sous la selle, 60 Nm au moyeu

Le moteur vient de Bafang, monté sur la roue arrière, 250 W nominal comme tous les VAE homologués en France. Le couple grimpe à 60 Nm, ce que le fabricant présente comme l’équivalent de 110 Nm sur un moteur pédalier classique.

La batterie, amovible elle aussi signée Bafang, loge sous la selle et se verrouille avec une clé unique. Sa capacité : 720 Wh. De quoi voir venir, même chargé à deux.

Combien de kilomètres avec deux passagers à bord ?

UTO annonce jusqu’à 100 km d’autonomie, même si d’autres estimations tournent plutôt entre 80 et 100 km selon les conditions. Rien d’étonnant : un vélo de 34 kg à vide, chargé jusqu’à 200 kg avec passagers et bagages, ne se comporte pas comme un VTTAE en solo.

Une gâchette permet d’avancer jusqu’à 6 km/h sans pédaler, pratique pour manœuvrer à l’arrêt avec du poids sur le porte-bagages. L’assistance, elle, coupe à 25 km/h, comme l’exige la réglementation.

Une transmission qui détonne face au reste de la fiche

Là où ça coince un peu : la transmission. Shimano Tourney, 7 vitesses, chaîne classique. C’est l’entrée de gamme de Shimano, montée sur un vélo qui affiche par ailleurs des freins hydrauliques 4 pistons Tektro et des suspensions avant et arrière.

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Le contraste est net. Sur un vélo pensé pour porter du poids en côte, un dérailleur premier prix devra encaisser plus de contraintes qu’ailleurs. Les pneus Schwalbe Super Moto-X, plus de 10 cm de large, compensent en partie par leur motricité.

Mais la transmission reste, sur le papier, le maillon le plus fragile de la fiche.

Un vélo, ou déjà un scooter électrique ?

Avec ses pneus surdimensionnés et sa selle biplace, le OG200 brouille la frontière. UTO le classe pourtant bien comme vélo à assistance électrique, conforme aux normes EN15194 et EN17860 qui encadrent les cargos électriques. L’éclairage suit la même logique sérieuse : phare avant certifié STVZO avec allumage automatique selon la luminosité, feu arrière avec fonction stop, bandes réfléchissantes sur les pneus.

Fabriqué près de Lyon, vendu à partir de 2 499 €

Le montage se fait à Genas, dans la banlieue lyonnaise. Trois coloris sont annoncés au lancement, dont un ton argenté repéré chez un revendeur. Le prix conseillé s’établit à 2 499 € TTC.

UTO n’en est pas à son coup d’essai. La société est née en janvier 2018 sous le nom Eovolt, avant de se rebaptiser UTO en 2025. Elle revendique à ce jour plus de 50 000 vélos vendus, un réseau de 1 000 revendeurs partenaires en Europe, une quarantaine de collaborateurs et un chiffre d’affaires 2025 de 10,9 millions d’euros.

Le OG200 arrive déjà en rayon chez plusieurs vélocistes indépendants.

Le contexte explique en partie ce pari sur le cargo biplace. En France, seuls 10 % des habitants pédalent régulièrement. Un vélo capable d’embarquer un passager, des courses et un enfant du même mouvement répond à une question simple : comment remplacer une voiture pour de bon, pas juste pour la balade du dimanche.

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Reste à voir comment ce dérailleur Tourney tiendra le rythme une fois les 200 kilos vraiment installés à bord. Le reste de la fiche, lui, ne laisse pas beaucoup de place au hasard.

Alex
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