À lire aussi
1 300 W en pic et 130 Nm de couple, avec une assistance coupée à 25 km/h et une puissance nominale de 250 watts. Ce gravel électrique pousse très fort sur le papier et reste dans le cadre légal du VAE.
Après l’Upon, Megamo ouvre un autre front avec un modèle pensé pour les chemins. Il permet de garder une aide musclée dans les relances et les passages lents, sans sortir de la limite réglementaire.
Pourquoi ces 1 300 W font autant parler
Le haut de gamme de la famille reçoit le moteur DJI Avinox M2S. Il est annoncé à 1 300 W en puissance de pic et 130 Nm de couple.
La marque mise sur la façon d’atteindre cette vitesse, sur la relance, et sur la réserve disponible quand le terrain colle ou quand la pente casse le rythme. La vitesse maximale reste bloquée à 25 km/h.
Est-ce encore un VAE légal ?
Oui, parce que la fiche diffusée autour du lancement maintient 250 watts en puissance nominale. Le vélo reste donc dans le cadre classique du VAE, même si les chiffres de pic changent nettement l’image du produit.
La manœuvre est habile. Elle va chercher la limite haute de ce que l’on peut annoncer sans basculer vers une autre catégorie.
600 Wh, trois modes : l’usage visé est plus large que la route
La batterie intégrée au cadre affiche 600 Wh. Le système propose trois niveaux d’assistance, et vous pouvez modifier leurs réglages via l’app Avinox ou directement depuis l’écran embarqué.
Ce point compte pour un gravel, car le besoin change vite entre piste roulante, chemin meuble et portion de liaison. Le calibrage spécifique au gravel annoncé par le constructeur va dans ce sens et donne plus de contrôle sur la façon dont l’aide arrive.
Les versions équipées du M2S ajoutent une recharge rapide 12A. On parle d’un vélo pensé pour être utilisé souvent, pas juste pour sortir un chiffre fort dans une fiche technique.
Des pneus en 50 mm et des bases de 435 mm : un vrai gravel
Le cadre accepte des pneus de 50 mm, et les montages d’origine reçoivent des Vittoria Terreno Mixed en 50c. Vous avez donc dès le départ un ballon large, cohérent avec une pratique mixte et avec l’idée d’aller chercher du grip.
La géométrie va dans le même sens. Sur une taille large, on lit 406 mm de reach, 603 mm de stack, 435 mm de bases, 71-degree à l’avant, 75-degree au tube de selle et 1078 mm d’empattement.
Des bases arrière rallongées visent la traction sur terrain meuble, et un angle de direction légèrement ouvert cherche plus de stabilité quand la descente se complique ou quand le vélo est chargé.
La fourche suspendue change-t-elle vraiment le positionnement ?
Sur l’Along 01, oui, car la fourche DT Swiss apporte 40 mm de débattement. Les autres versions citées passent sur une fourche carbone rigide, ce qui marque une séparation nette entre le montage le plus ambitieux et les options plus sobres.
De 3 699 € à 7 999 €, une gamme qui étire fort l’idée de gravel électrique
La collection 2027 / MY27 compte cinq modèles, tous sur cadre carbone. Les tarifs annoncés vont de 3 699 € pour la version Flatbar à 7 999 € pour la 01.
Deux moteurs se partagent la gamme. Le M2 descend à 1 100 W et 110 Nm, quand le M2S monte plus haut sur les versions supérieures.
Le débat n’est pas près de s’éteindre. Un sondage lecteurs a montré que 70% soutenaient un plafonnement de la puissance des moteurs de vélos électriques. Ce vélo arrive pile dans cette zone grise : légal sur la fiche, offensif dans l’intention, et impossible à balayer d’un revers de main quand on regarde ce qu’il promet hors bitume.
- Suspension avant et arrière, 720 Wh sous la selle : UTO joue la carte du confort biplace - 18 juillet 2026
- Avec 600 Wh dans le cadre, l’Upon veut rallonger les sorties route - 17 juillet 2026
- Jeff Zell, l’Américain qui pense le vélo autrement chez Panaracer - 16 juillet 2026




Publications similaires